Chroniques: ANDRE MATOS – TIME TO BE FREE (CD)


Aout 2007 – Marquee / Avalon Productions
 
Chronique écrit par Metal Angel
 
note : 19/20

Il y a quelques mois, le groupe Shaaman annonçait son split. Ce n’était pas si étonnant que cela, puisque des tensions internes sont apparues suite à la sortie du second album du groupe, le mésestimé ‘Reason’, surprenant à plus d’un titre, entre, d’une part, le batteur Ricardo Confessori, le seul rescapé de Shaman, qui, pour l’occasion, a retrouvé son ancien nom en supprimant un "a", afin de lui redonner sa noblesse d’antan et rappeler la puissance du premier album, l’essentiel ‘Ritual‘, et, d’autre part, le clan Matos-Mariutti, qui ont formé, de leur côté, un nouveau groupe qui va évoluer sous le nom d’Andre Matos et qui vient, également, de sortir un nouvel album intitulé de façon très juste Time To Be Free‘.

Ce nouvel album d’Andre Matos reprend là où il avait arrêté avec Angra, bien que ce soit plutôt l’esprit originel du groupe qu’il a fondé avec Rafaël Bittencourt et Kiko Loureiro, c’est à dire celui qui régnait de façon particulière sur ‘Angels Cry, qui soit présent ici-même. L’album début de façon classique avec une intro symphonique typique des menuets et intitulée "Menuett". Par contre, ce qui est moins classique sur cette intro, c’est le début : c’est une salle de concert en pleine effervescence qui se prépare à écouter une pièce musicale de toute beauté. Mais, elle ne dure que 48 secondes, ce qui est bien court comparé à "Ancient Winds" qui figurait sur le premier album de Shaman. Mais, elle donne un bon aperçu des influences baroques de notre cher Dédé. Cette intro ouvre une oeuvre magistrale, qui débute fort avec "Letting Go", un titre merveilleusement metal! On dirait du Angra période "Carry On", les mélodies étant bien mieux pensées et mises en valeur, car plus subtiles. Ici, le rythme est très rapide, mené de main de maître par le jeune virtuose Eloy Casagrande (16 ans!!). Le fond sonore filmographique est impressionnant et donne à cette chanson plus d’ampleur, ce qui sera très apprécié en live par les fans. Il s’agit d’une bombe, tout comme "How Long (Unleashed Away)"!! La suite est dans le même genre : "Rio", le premier titre qui avait été révélé sur le site d’Andre il y a de cela quelques mois avait mis en émoi des milliers de supporters du chanteur à travers le monde. L’ancien Andre Matos était revenu d’une période d’errance à nouveau dans la Lumière. Il est vrai que ce titre est une ode à l’art dans toute sa musicalité! Cette composition est comparable à "Ritual", à cause des instruments et des rythmiques typiques du Brésil, mais, je rapprocherais plus ce titre d’un "Distant Thunder". En posant une oreille attentive sur ce titre, on s’aperçoit qu’il possède des riffs très heavy à la limite du thrash à l’américaine. Par moment, on dirait du Slayer!!! Après deux déluges successifs de metal, on a enfin l’occasion de se reposer quelque peu avec un aérien "Remember Why", et qui pourtant porte vraiment la patte Angra : qui n’entend pas dans ce titre l’ambiance de "Spread Your Fire" ou de "Nova Era"? Andre Matos n’a jamais été aussi proche musicalement de son deuxième groupe qu’aujourd’hui! C’est tellement flagrant que l’on peut avoir l’impression que nous aurons droit à un retour du chanteur dans les années à venir dans Angra…ou alors qu’il veut faire de son nouveau groupe, le vrai Angra, celui qui n’aurait jamais dû splitter! Peu importe, il nous donne aujourd’hui un orgasme puissant grâce àTime To Be Free‘. Et nous l’en remercions infiniment!! C’est au tour de "Looking Back" et de "Face The End", à présent, de nous donner la chair de poule : le premier titre, partiellement acoustique, est une pseudo-ballade, comme seul Matos en a le secret, le second, quant à lui, est un véritable moment de bonheur et de tendresse, assez mélancolique, mais, le chant d’Andre est à souligner, car il se fait très doux pour nous emporter vers des horizons nouveaux, vers la liberté, tout simplement… "Time To Be Free" est un OVNI dans le répertoire du chanteur, puisqu’il est découpé en plusieurs parties, plus ou moins calmes, avec des passages très directs. Pas le titre le plus accrocheur, mais, sans aucun doutes, le plus intriguant, comme "Rescue". Ils sont progressifs et s’étirent en longueur. Puis, c’est le tour d’un morceau que les fans de longue date d’Andre connaissent bien, puisqu’il s’agit de "Moonlight" de sa période Viper, renommé pour l’occasion "A New Moonlight", étant donné qu’il a été remanié. Mais, il reste tout aussi ensorceleur et séduisant, de par son atmosphère ténèbreuse et bizarre. C’est le titre le plus long de cet album de l’inspiration retrouvée; il affiche plus de 8’57 au compteur! Le jeu de piano est émouvant. Personnellement, je dirais que c’est cette chanson qui m’a remué le plus, malgré les autres titres tout aussi efficaces, sûrement à cause de cette nostalgie des anciens temps…Les deux titres qui clôturent le disque, "Endeavour" et "Separate Ways (Worlds Apart)", le font en beauté et dans une explosion de joie, comme si un feu d’artifice du 14 juillet était allumé!

Cette nouvelle galette du trio Andre Matos, Luis et Hugo Mariutti, est une oeuvre absolument grandiloquente et époustouflante que vous prendrez plaisir à écouter et à réécouter à chaque fois que cela vous plaira, sans vous lasser! Dédé nous a offert ses tripes et cela s’entend sur les 12 titres deTime To Be Free. Un disque qui fera à coup sûr passer Angra pour des rigolos et Matos pour un grand, un très grand Monsieur du Metal!! EX-CEL-LEN-TIS-SI-ME!!!!

5 commentaires

Mardi 20 Novembre 2007

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Chronique par Fab Kiss

note : 12/20

Quand André Matos, Ex chanteur de Viper, d’Angra et de Shaaman, sort son 1er album "solo" on serait en droit de s’attendre à quelque chose de grand et flamboyant. Oui, je mets Solo entre guillemets, parce qu’il retrouve quelques un de ses anciens complices de groupe précèdent
Effectivement "Time Free" est grand, flamboyant et grandiloquent. Mais d’un creux abyssal
Du Power de série, sans aucun réel intérêt, tant toutes les ficelles sont grosses et usées jusqu’a la trame
La voix, bien que puissante et maitrisé, ne dégage aucunes émotions, trop de technique tue ce qui fait vivre un titre, le Feeling. Le Feeling étant, le principal absent de cette galette. Les musiciens sont excellents, y a rien à dire sur ce point, mais il n’on pas la moindre imagination, les soli sont entendus, les riffs éculés, le chant d’un inintérêt total.

Bon, dans l’ensemble l’album est agréable à écouté, on arrive même à y trouver un plaisir certain et surement, dans les conditions adéquates, une certaine « évasion » doit être envisageable. C’est vrai, c’est bien fait, le genre de truc qui met une ambiance Rock dans un bar ou une soirée entre ami, en musique de fond, qui ne gène pas la conversation, et fera même taper du pied et pourquoi pas accompagner le rythme d’un léger hochement de tête que l’on pourra assimilé un Headbanging très modéré, voir même un pas de deux avec sa voisine de canapé. Un Power Prog Symphonique, bien propre et lisse que belle maman trouvera même beau, les références au siècle des Lumières, donnant parfois aux morceaux un petit air de Rondo Veneziano « Metal ». Un Genre qu’il faudrait intégrer sur SoM comme "Variété Metal". Une musique très facile d’accès, rien de choquant, rien de vraiment violent, très facilement assimilable, et digérable, et que l’on évacue encore plus vite, rien de spécialement mémorable, sauf pour le fan, qui y trouvera aisément de quoi chanter à tu tête lors du prochain passage dAndre Matos, mais pas d’hymne fédérateur ici.

Pourtant, l’album commence bien, avec une petite Intro Baroque "Menuett" qui se poursuit en fond sur "Letting Go", un des 4 titres qui ressorte de ce CD, ce n’est pas le meilleur, mais le plus profond, une batterie envoutante, un beau solo, mais banal, un break Hollywoodien, "Rio" qui suit m’a aussi accroché, son coté Saxon surement, un jolie boucle de guitare en intro et une double vrombissante, non, pas de doute, ces garçons savent y faire, tout tombe au poil là où il faut, là où on s’y attend… un peu trop même. Le solo, est superbe, mais entendu mille fois.
Mon intérêt ne sera plus sollicité qu’à la fin, pour le dernier titre, "Endeavour", le titre le plus rapide et dynamique du CD, les soli toujours très bon, mais sans âme, l’intérêt majeur du titre étant la présence d’un orgue ébouriffant très 70s contrastant avec la double galopante.
Les sept titres restant rivalisant de mièvrerie et de manque de conviction aussi bien instrumentale que vocale, avec la même impression que si Andre Matos chantait sur un album de commande, alors que c’est le sien. Ce type donne l’impression de saborder son propre boulot ??? "Looking Back" est le titre type gâché par ce manque de hargne, "Face The End" aurait pu être bon, s’il ne se noyait dans la guimauve.
Ah si, une petite perle, quand même, "A New Moonlight" un moment de douceur dans ce monde de brute, un petit joyau de mélancolie un morceau très riche

Un album, pas décevant (parce que on s’attend a ce qu’on risque de trouver dans ce genre très standardisé qu’est le Power), mais, d’une banalité affligeante, et d’une ambition énorme, bien au delà du produit fini, seul "A New Moonlight" supportant sur ses frêles épaules, le poids de cette démesure désiré mais loin d’être atteinte.
Une musique Fast Food qui fait plaisir, mais ne cale pas vraiment.

6 commentaires

Mercredi 05 Novembre 2008

 

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note : 16/20

Chronique par Eternalis

Déjà deux chroniques pour ce disque, et la mienne se situera pile poil entre les deux.
Il faut dire que se retrouver devant un album de Andre Matos fait ressortir en nous une certaine intransigeance et un perfectionnisme aiguisé, dû aux chefs d’œuvres auxquels nous a habitué le brésilien depuis le début de sa carrière avec Viper et surtout Angra.

Et parlons-en d’Angra ! On entend un peu partout (et même SPV va dans ce sens) que ce "Time To Be Free", premier essai sous son propre nom, est le successeur légitime et spirituel de "Angels Cry". Et bien je suis désolé mais je ne suis pas vraiment d’accord, ou plutôt je pense que c’est une définition bien incomplète.

Le seul point sur lequel je serais affirmatif (malheureusement !), c’est que Andre a bel et bien fait un album démontrant ses premiers amours mais sans originalité. N’allez pas croire que cet opus ne vaut pas le coup d’être écouter, mais disons que si le frisson est bien là lors de certains morceaux, les émotions, elles, ne sont pas inconnues. La maitrise est là, la magie un peu moins.
Si je devais donner un album, ce serait personnellement "Ritual", car je pense que c’est celui qui se rapproche le plus de "Time To Be Free". "Angels Cry" est souvent cité simplement par son caractère symphonique. L’enrobage comporte donc des similitudes mais le fond reste bien plus moderne que le premier album d’Angra.
Il possède l’agressivité des riffs de "Ritual" et Andre y chante de façon similaire, avec une voix très rocailleuse (mais superbe) se payant des interventions descendues des cieux de temps à autres sur des tempos souvent rapides ou lents (assez peu de mid) et une base rythmique tenu de main de maître par l’impressionnant Luis Mariutti à la basse et le jeune prodige de seize ans Eloy Casagrande aux baguettes.

L’introduction symphonique se veut intrigante, très réussie avant de voir venir le splendide "Letting Go". Un titre parfait dans le genre, où les guitares assassines se mêlent à un break symphonique de grande beauté avant de laisser à son vocaliste le temps de pousser des vocalises ahurissantes techniquement puis de tomber dans une avalanche ébouriffante de solo.
Une entrée en matière parfaite que "Rio" poursuit de manière jouissive grâce à son riff quasi-trash et une agressivité peu commune pour le brésilien (dans le genre de "Turn Away" sur Reason !), tout en voyant l’émergence de percussions subtiles, sonorisées à des fréquences très basses et sonnant ainsi de manière inhabituelle.

Mais tous ne sera pas toujours de ce gabarit. Après les expérimentations très sombres, voires mêmes dépressives présentes sur "Reason" (le meilleur album composé par Andre avec "Angels Cry" à mon avis, prouvant à tous qu’il pouvait sortir de son genre de prédilection avec un brio incroyable et une inspiration sans limites), Andre est revenu dans une musique plus lumineuse.
Le fade "Looking Back" (portant très bien son nom) en est l’exemple parfait, l’intro à la batterie, les riffs mélodiques (trop ?) et le chant d’Andre ne surprend à aucun moment, et frise l’auto-plagiat. Le plus furieux et efficace "How Long (Unleashed Away)", malgré ses riffs techniques, ne me fera pas quitter cette impression de stagnation.

La ballade "Face The End" est certes très bien interprétée, très belle (Andre bien sure !) et classieuse, elle ne contient ni l’atmosphère de "Make Believe" ou la sensibilité de "Innocence".
En revanche, sur les longs morceaux, l’album recèle de très bonnes surprises, notamment sur le lourd et puissant titre éponyme, serpent de sonorités s’immisçant dans votre esprit de manière sournoise sans la quitter par la suite. Quel bonheur que l’arrivée de ce premier riff épais et massif après la longue et intense introduction de près de deux minutes.
"A New Moonlight" (héritage de sa période Viper) se verra également très émotionnelle, étrange et mystique, symbole d’une inspiration toujours présente mais utilisé, semble t-il, avec un peu trop de parcimonie et un frein à main que l’on aimerait voir disparaitre à l’avenir. Car le piano sur ce titre est bouleversant, et s’accompagne avec la voix d’André dans une symphonie malsaine prenant aux tripes et jouant avec pendant presque neuf minutes.

Les derniers morceaux, "Endeavour" et "Separate Ways" contiennent des influences "maideniennes" indéniables (l’intro d’"Endeavour" !) et nous font donc quelques peu retombés de notre nuage si confortable pour un final puissant, heavy mais convenu.

Alors sans aucune révolution (il s’agit d’Andre à la composition, aucun doute !), on aurait aimé que le brésilien (enfin, j’aurais aimé, je ne sais pas pour vous…) continue sur la voie qu’il avait excellemment empreinté sur "Reason", si novateur et magique à mes yeux.
Le talent semble être utilisé sans être forcé. Le résultat se veut largement supérieur à la masse de jeunes groupes mais lorsque l’on voit les miracles produit par Angra depuis deux albums (qui eux, expérimentent énormément comme le prouve le génial "Aurora Consurgens"), on se dit que le chanteur à un petit train de retard.
La suite dépendra donc de son avenir sur une scène metal plus que jamais surpeuplée, et où le moindre faux pas peut-être synonyme d’un oubli collectif sous forme de mort définitive.

3 commentaires

Vendredi 02 Janvier 2009
 

About Janus

Janus Aureus is my recently-inaugurated personal blog (written in portuguese, but with some texts in english as well). Fiore Rouge is my old (but still very active - in fact, more than Janus :P) blog (I started it back in 2005). Mentalize is a fan-made website (since 2005). if you wish to contact me for any reason, visit my blog and leave a comment OR see email above (top left) - no, my name's not Andre - actually, I'm not even a guy! LOL Long story... O Janus Aureus é meu blog pessoal - escrito em português - ainda sem muito conteúdo, pois foi começado no final de dezembro de 2011. Já o Mentalize foi aberto em 2005 e está escrito em várias línguas *rs* Privilegio o uso do inglês ali porque o pessoal estrangeiro não tem muitas informações sobre o AM. Quem quiser entrar em contato comigo por qualquer motivo, deixe um comentário nos meus blogs ou use o email que está aí em cima à esquerda (e não, eu não sou o Andre - aliás, sou mulher!).

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